Cancer : un passage obligatoire ?

Chers Asclépiades, de nos jours le cancer est la première cause de mortalité prématurée en France, il représente quasiment 400 000 nouveaux cas par an et ce nombre ne fait qu’augmenter. Aujourd’hui, selon des études, environ une personne sur deux aura un cancer dans sa vie (cette statistique me semble très minorée).

Vieillissement de la population, amélioration des méthodes diagnostiques, augmentation de la consommation de tabac… les différentes explications qui nous sont données minimisent le changement radical de mode de vie que l’Homme a connu depuis l’industrialisation. D’autres facteurs beaucoup plus importants et pertinents entrent en compte. Alors, pourquoi le cancer est-il devenu le fléau du siècle et comment l’éviter ?

 

Les raisons actuelles du fléau

 

1 – Entre stress et dépression

Tout est trop rapide. En effet, dans notre société actuelle tout doit aller vite : manger, travailler, se divertir, faire ses courses, séduire… Le mode de vie « fast-food » nous touche sous tous les angles et se traduit chez la majeure partie des gens par un stress intensifié.              
La capacité de « stresser » est faite pour se défendre et survivre dans un court laps de temps mais ne doit en aucun cas durer. En effet, si cet état psychologique perdure, le corps entrera dans une phase de résistance puis d’épuisement qui se traduira par un état dépressif voire une dépression accompagnée de différentes pathologies inflammatoires (maladie de Crohn, psoriasis, eczéma, arthrite…) ainsi qu’un risque beaucoup plus important de développer un cancer.

 

2 – L’alimentation moderne

Selon Hippocrate notre alimentation devait être notre première médecine. Aujourd’hui, c’est tout le contraire grâce à nos magnifiques industries agro-alimentaires… La majeure partie des aliments est contaminée par divers pesticides, antibiotiques, additifs… Comme tout doit aller vite, nous ne prenons plus le temps de cuisiner ou d’acheter des produits de qualité : les plats préparés sont là pour économiser notre temps et notre énergie (miam, miam !).

Ce nouveau régime alimentaire crée lui aussi un stress supplémentaire pour notre organisme. Le résultat de cette alimentation ? Une inflammation de la sphère digestive qui entraîne une dégradation de l’équilibre physiologique telle qu’une perturbation de la flore digestive. Cette dysbiose provoque une digestion inefficace, une inflammation de l’intestin et donc le passage de molécules hautement toxiques à l’intérieur de notre corps qui va aboutir, à la longue, à une pathologie inflammatoire ou un cancer.

Je ne présente ici qu’un seul mécanisme par lequel l’alimentation « moderne » nous amène au développement de pathologie cancéreuse mais, si cela vous intéresse, vous trouverez un article plus précis prochainement.

 

3 – La sédentarité

Le mouvement n’est plus à la mode dans notre monde. Mis à part se déplacer en Uber pour se procurer son moment de détente et de contact humain au bar, l’Homme moderne ne bouge plus assez. La plupart des métiers actuels se résume à rester derrière un bureau et/ou un ordinateur… Ajoutez à ça des supérieurs dénués d’empathie et nous obtenons le combo parfait pour un stress paralysant ! Le peu de stimulation positive qu’apportent généralement nos métiers, couplée à la fatigue mentale, font que nos fins de journée sont rythmées par le « scrolling » sur les différents réseaux sociaux afin de voir ce que fait le chat de « Micheline_tiktok » plutôt que de faire une activité physique indispensable à l’équilibre de notre corps… 

La textonite démontre d’ailleurs parfaitement qu’il ne nous reste plus qu’un seul tendon encore actif : celui du pouce ! Pourtant, ce n’est pas (et de loin !) celui qui nous gardera en bonne forme… 

Ce manque d’activité physique entraîne de façon tragique l’Homme dans une spirale infernale. En effet, moins il en fera plus il sera fatigué, déprimé et se sentira parfois coupable car il n’a pas réussi à faire le sport qu’il s’était pourtant juré de faire. La sédentarité provoque des effets particulièrement délétères tant au niveau de l’esprit, avec une absence de motivation et un état dépressif, qu’au niveau du corps avec une absence de masse musculaire prématurée. Ce phénomène appelé sarcopénie doit montrer le bout de son nez uniquement lors de nos vieilles années : certainement pas à la trentaine !

 

Comment l’éviter

 

1 – L’état d’esprit

L’impact d’un bon état psychologique sur notre santé n’est plus à prouver : renforcement du système immunitaire, diminution de l’inflammation, synthèse optimale des hormones, augmentation de la durée de vie… Mais comment faire pour conserver cet état d’esprit serein dans un monde où nous sommes de plus en plus anxieux ? En d’autres termes, comment conserver l’envie de se tourner vers la vie lorsque la société nous freine et nous pousse à la mélancolie ?

Il est nécessaire d’être calme pour vivre en bonne santé. En effet, être « relax » implique de prendre du temps pour soi : s’acheter un petit plaisir, se cuisiner un bon repas, lire, respirer… En bref, il convient de redéfinir ses priorités. Il faut alors apprendre à relativiser, se tourner vers l’introspection en cherchant à comprendre pourquoi telle ou telle chose nous stresse et trouver des solutions pour s’en sortir (non le Xanax n’en est pas une, surtout pas à 20 ans !). 

Parfois, il est nécessaire d’opérer des changements radicaux dans nos vies afin d’éliminer, dès la racine, les causes du stress. Par exemple, changer de travail ou s’éloigner d’une personne néfaste peuvent constituer un premier pas vers la sérénité même si, j’en conviens, l’amorce est difficile.

La gestion du stress passe aussi, et avant tout, par l’arrêt du mode de vie « fast-food » et par le respect d’une règle primordiale : prendre son temps et apprécier ce que nous offre l’instant présent. Ne vous étonnez pas d’avoir mal au ventre si vous mangez en dix minutes quelque chose dont vous n’avez même pas envie ou de ne pas réussir à trouver de la motivation si vous vous pliez aux dictats de l’algorithme TikTok.

 

2 – Mangez comme vos grands-parents

L’alimentation de nos aïeux reste encore et toujours la plus adaptée à notre organisme. En effet, l’absence de substances nocives combinées à des aliments de qualité contenant beaucoup plus de vitamines et de minéraux est le secret d’une santé de fer qui dira non au cancer.               
Leur alimentation est constituée de fruits de saison, colorés et mûrs, de viande gélatineuse et non industrielle (la gélatine dont nous manquons cruellement aujourd’hui est un des anti-inflammatoires les plus puissants pour notre corps) et de légumes qui poussent dans des terres riches en minéraux.
Cette alimentation est pro-métabolique.            

 

Voici les différentes règles à respecter :

Aliments à privilégier :

  • Viande gélatineuse (type jarret) 
  • Fruits de mers (crevettes, huitres, gambas…)
  • Fruits et légumes de saison, colorés et mûrs, s’ils sont bio c’est encore mieux !
  • Beurre ou huile de coco (il en existe de la désodorisée)
  • 1 à 2 œufs par jour (maximum)
  • Produits laitiers s’ils sont tolérés : lait, yaourt, fromage, crème
  • Privilégier le riz (rincé de son amidon) aux pâtes
  • Café (la caféine est un puissant draineur du foie)
  • Jus d’orange (anti oestrogénique très puissant et très bonne source de potassium)

Aliments à éviter :

  • Viande industrielle
  • Huile de poisson (s’oxyde très facilement) bénéfique sur le court terme, hautement néfaste à long terme
  • Huiles riches en acides gras poly-insaturés (colza, tournesol, margarine…) responsables de l’inflammation
  • Toutes les noix en grande quantité même si cela est à contre-courant de la pensée actuelle
  • Aliments riches en phytœstrogènes (le soja est la plus grande source)
  • Alcool (surtout la bière)

Recommandations :

  • Manger en quantité suffisante : une alimentation hypocalorique aura tendance à ralentir votre métabolisme et donc freiner vos mécanismes de défense contre le cancer (manger moins n’est pas le secret de la perte de poids…)
  • Eviter au maximum les produits transformés (sucreries, plats préparés…)
  • Ne pas bannir le sucre et le sel. Contrairement à ce que nous avons l’habitude d’entendre, ils ne sont pas nos ennemis, bien au contraire ! Ce sont les additifs qu’il faut exclure, même si paradoxalement ils ne sont toujours pas interdits !
  • Les ratios lorsque notre métabolisme est au top (toujours à adapter selon la personne et ses symptômes) : entre 60 à 70% de glucides, 20 à 30% de protéines, 5 à 10% de lipides

Composition :

  • Repas du matin : lipides +++, protéine ++, glucides +
  • Repas du midi : lipides +, protéines +++, glucides +++
  • Repas du soir : lipides à éviter, protéines +, glucides +++

 

3 – Bougez

L’activité physique est l’une des meilleures thérapies pour l’Homme. En effet, le sport d’intensité modérée renforce l’équilibre corps-esprit. Le mouvement permet d’améliorer l’humeur en optimisant la synthèse hormonale et celle des neurotransmetteurs qui donnent la possibilité au corps de mieux se défendre contre les molécules pro-inflammatoires libérées lors d’un stress chronique.         
Le développement musculaire inhérent à la pratique sportive permet d’avoir un système immunitaire plus efficace face aux agressions (cancer, virus, inflammation…) ainsi qu’une augmentation du nombre et une amélioration du fonctionnement de nos mitochondries.
Ces mitochondries sont les centrales énergétiques de l’Homme et permettent, entre autres, de lutter contre l’inflammation et donc le processus de cancérisation.

Si vous vous sentez fatigué, les activités à privilégier doivent être modérées : la marche, la natation, les promenades à vélo, la musculation, … le tout sans recherche de performance. Effectivement, si l’activité est trop violente alors que vous êtes dans un état de fatigue chronique inconnu et donc non traité (hypothyroïdie clinique ou sous-clinique, fatigue surrénalienne, stress chronique…) vous pouvez empirer votre situation en épuisant votre corps du peu de réserve énergétique qu’il lui reste.

 

Conclusion

Le cancer est étroitement lié à l’inflammation chronique de plus en plus présente chez l’Homme. Celle-ci est le fruit de l’augmentation du stress chronique, de l’alimentation industrielle et de l’absence d’activité physique.     
Afin de limiter cette cancérisation, le maintien de l’harmonie corps-esprit est primordial puisqu’un déséquilibre mène forcément à une inflammation.

L’équation qui permet de maximiser ses chances d’éviter un cancer est la suivante :         
Calme + Alimentation « à l’ancienne » + Activité physique modérée = Chute de l’inflammation = Freinage de la cancérisation

 

Santé vs Cancer

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